Découvrez, jusqu’au 28 mars au FIFA , des hommes et femmes de rares savoir-faire qui s’unissent pour sauver Notre-Dame

24 mars 2021

Le 15 avril prochain, cela fera deux ans que la cathédrale notre-dame de paris a été la proie d’un incendie dévastateur. Dans les heures qui ont suivi ce drame, une équipe de france télévisions s’est mise à l’œuvre pour raconter la course contre la montre pour sauver ce joyau d’architecture gothique considérablement fragilisé. Commence alors une véritable course contre la montre pour une centaine d’hommes et de femmes qui vont se battre pendant un an pour sauver la cathédrale célébrée par Victor Hugo. Architectes, tailleurs de pierre, charpentiers, grutiers, échafaudeurs, cordistes, archéologues… Ce chantier unique rassemble de rares savoir-faire. Qui sont les héros et héroïnes de Notre-Dame qui ont réussi à mener à bien ce défi unique ? Dans un élan et une cohésion rares, ces personnes ont réalisé de nombreuses prouesses techniques et humaines, en un temps record. Ce film documentaire a suivi pendant plusieurs mois ces sauveteurs et sauveteuses uniques en leur genre afin de raconter cette aventure à la fois spectaculaire et émouvante.

Réalisation Quentin Domart, Charlène Gravel
Auteur Quentin Domart, Coralie Miller
Production Stéphane MILLIERE, Valérie Ménard-Battisti
Montage Charlène Gravel, Michèle Hollander
Musique Clément Barbier, Valentin Marinelli

Un document exceptionnel qui nous fait passer par toute la gamme des émotions, comme aucun film de fiction ne parviendrait à le faire. Parce que c’est une histoire vraie, avec de véritables héros.

Le 15 avril prochain, cela fera deux ans que la cathédrale Notre-Dame de Paris a été la proie d’un incendie dévastateur.

Chronique Culturel de Avenues.ca de Claude Dechêsne


Auteur(e)

Photo: Martine Doucet

Je ne saurais trop vous recommander de regarder Sauver Notre-Dame, présenté dans le cadre du Festival international du film sur l’art (FIFA). C’est un document exceptionnel qui nous fait passer par toute la gamme des émotions, comme aucun film de fiction ne parviendrait à le faire. Parce que c’est une histoire vraie, avec de véritables héros.

Le 15 avril prochain, cela fera deux ans que la cathédrale Notre-Dame de Paris a été la proie d’un incendie dévastateur.

Le film se déroule chronologiquement. Les premières images, celles de la cathédrale qui brûle, sont saisissantes. La fougue des services d’urgence qui accourent, les badauds médusés qui, le cou cassé, regardent le feu dévorer la toiture, et cette même foule impuissante qui fait entendre sa stupeur lorsque la légendaire flèche s’écroule...

Toute cette entrée en matière a fait surgir en moi le souvenir de l’effondrement des tours du World Trade Center le 11 septembre 2001 à New York. Il y a quelque chose de semblable dans le déroulement de ces deux tragédies, à la différence que Notre-Dame, bien que lourdement endommagée, pouvait être sauvée si on agissait rapidement, en prenant les bonnes décisions.

C’est là que le documentaire de Quentin Domart et Charlène Gravel devient aussi haletant que chargé de détermination et d’espoir. On nous présente des hommes (architectes, charpentiers, cordistes, tailleurs de pierre, grutiers, etc.) qui choisissent de faire du sauvetage de Notre-Dame leur mission. À leurs risques et périls, visière levée devant des caméras qui épient chaque geste qu’ils posent, chaque émotion qu’ils ressentent.

Chaque étape est une mission impossible qu’il faut réussir. Aux premiers jours, il faut couvrir le toit éventré de bâches, solidifier les pignons qui menacent de s’écouler. Ensuite, il faut s’occuper de l’échafaudage qui entourait Notre-Dame au moment de l’incendie. Cet enchevêtrement de poteaux de métal tordus par la chaleur est alors équipé de senseurs qui détecteront tout mouvement de sa structure. Au même moment, on doit construire des planchers pour permettre aux ouvriers d’accéder au toit, car il faudra éventuellement envoyer des équipes pour renforcer les arcs-boutants qui n’ont plus rien pour s’arc-bouter. D’ailleurs, l’acheminement par grue des 32 attelles de bois fabriquées sur mesure procure un des grands moments de tension du film. Suivront la délicate tâche du nettoyage des voûtes couvertes de débris et de madriers calcinés et le retrait de pierres qui menacent de tomber. Comme Tom Cruise dans Mission impossible, les cordistes effectuent leur tâche suspendus dans le vide. À les voir défaire ce qui a été fait il y a 850 ans, on ne peut pas ne pas penser à ceux qui ont accompli jadis le tour de force d’ériger cette structure.

Au sol, ce sont des pelles mécaniques robotisées qui dégagent les tonnes de déchets qui encombrent le parvis, car on ne cesse de nous rappeler qu’un des plus grands ennemis des travailleurs est le plomb. La toiture contenait 400 tonnes de cette matière mortelle qui, depuis l’incendie, se trouve dans l’air et sur toutes les surfaces que touchent les secouristes de Notre-Dame.

L’autre grande menace, la hantise de tous, c’est l’instable échafaudage. Les sirènes reliées aux senseurs ne cessent de retentir. Après avoir essuyé les vents violents de la tempête Miguel, la structure a même bougé de quelques centimètres. C’en est assez, on entreprend alors de la ceinturer avec quatre gigantesques structures d’acier. Une autre opération périlleuse que les caméras de France Télévisions suivent pour nous dans ses moindres soubresauts. Je ne verrai plus jamais le travail des grutiers du même œil.

En plus des images spectaculaires, ce qui rend ce documentaire aussi poignant que captivant, c’est de voir tous ces hommes travailler ensemble, tous animés de la conviction profonde que ce joyau du patrimoine mondial mérite que leur vie et leurs efforts y soient consacrés.

Je ne révèle pas de punch en vous disant qu’à la fin du film, la cathédrale Notre-Dame de Paris est sauvée. Il reste maintenant à la reconstruire. Vaste défi.

Pour voir Sauver Notre-Dame au Festival international du film sur l’art, il faut acheter le passeport du FIFA au coût de 39$, taxes incluses.

Source : FIFA et Avenues.ca


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